<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Uncategorized &#8211; Prevanet</title>
	<atom:link href="https://prevanet.fr/category/uncategorized/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://prevanet.fr</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Wed, 08 Jan 2020 15:15:12 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.8.3</generator>

<image>
	<url>https://prevanet.fr/wp-content/uploads/2019/10/Icon-du-site-80x80.png</url>
	<title>Uncategorized &#8211; Prevanet</title>
	<link>https://prevanet.fr</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>APRÈS LA CHUTE DE RAQQA, LA FIN DE DAESH ?</title>
		<link>https://prevanet.fr/apres-la-chute-de-raqqa-la-fin-de-daesh/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hasna]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Nov 2019 17:10:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://prevanet.fr/?p=2496</guid>

					<description><![CDATA[Entretien avec Hasna HUSSEIN publié le 13 novembre dans Mondeorient, propos recueillis par Théo Gicquel: Après la libération le 18 octobre dernier de Raqqa, fief syrien de l’Organisation État islamique&#8230;<div class="pull-left"><a href="https://prevanet.fr/apres-la-chute-de-raqqa-la-fin-de-daesh/" class="btn btn-black btn-sm"><span class="read-more">Read More</span></a></div>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Entretien avec Hasna HUSSEIN publié le 13 novembre dans <a href="http://www.mondorient.com/2017/11/12/apres-la-chute-de-raqqa-la-fin-de-daesh/">Mondeorient</a>, propos recueillis par Théo Gicquel:</p>



<p><em>Après la libération le 18 octobre dernier de Raqqa, fief syrien de l</em>’<em>Organisation État islamique (OEI), le groupe djihadiste </em><em>est
 proche de disparaître&nbsp;en Syrie et en Irak. Pourtant, son idéologie est 
loin de péricliter, notamment par sa diffusion importante sur les 
réseaux sociaux.</em></p>



<p>Une ville fantôme, détruite, ravagée par 
les bombardements et les affrontements entre les djihadistes et les 
soldats de la coalition internationale. Un champ de ruines. Trois 
semaines après sa libération le 18 octobre, Raqqa, la capitale syrienne 
de l’Organisation État islamique , est un charnier à ciel ouvert, un 
mouroir que les rescapés cherchent à fuir. La défaite du groupe 
djihadiste, la reddition des 275 soldats du califat, et l’avancée 
décisive de la coalition menée par les Etats-Unis vers les derniers 
bastions des hommes au drapeau noir ont laissé Raqqa meurtrie et 
décimée. </p>



<p>Après Mossoul en Irak, le symbole de «&nbsp;Daesh&nbsp;» (acronyme arabe de l’OEI) en Syrie est tombé à son tour. Alors que l<a href="https://www.ladepeche.fr/article/2017/11/04/2678460-ei-pousse-derniers-retranchements-syrie-irak.html">’OEI ne contrôle plus que 6% de la Syrie et de l’Irak</a>
 (dans la vallée de l’Euphrate), les chefs d’État, dont Emmanuel Macron,
 s’accordent sur la fin prochaine de l’organisation djihadiste. Mais 
est-ce réellement le cas ?</p>



<p><strong>Une idéologie désormais virtuelle</strong></p>



<p>Pour Hasna Hussein*, chercheuse à l’université de Toulouse Jean-Jaurès, qui travaille sur la propagande djihadiste,&nbsp;<em>«
 nous avons gagné sur le terrain, mais nous avons échoué dans la 
conquête des esprits. C’est dans les espaces virtuels que cette 
idéologie opère le plus. Les réseaux sociaux représentent&nbsp;désormais&nbsp;le 
moyen&nbsp;ultime pour&nbsp;recruter de nouveaux sympathisants. »</em></p>



<p>Selon la chercheuse, l’idéologie 
djihadiste est désormais si diffuse sur internet que la disparition 
territoriale de Daesh ne signifie en rien sa fin. L’idéologie va se 
répandre. Seule solution : un «&nbsp;contre-discours&nbsp;»<em>.&nbsp;«&nbsp;Il faut une stratégie de communication&nbsp;avec
 des coopérations a l’échelle&nbsp;internationale&nbsp;afin de&nbsp;&nbsp;produire&nbsp;des 
discours alternatifs&nbsp;dans l’espace virtuel qui s’adresse au monde entier
 et notamment aux jeunes.&nbsp;»</em></p>



<p><strong>Une renaissance off-shore de l’EI</strong></p>



<p>Après la débâcle au Proche-Orient, 
l’Organisation État islamique pourrait donc renaître dans d’autres 
endroits du monde,&nbsp;hors de sa zone d’influence habituelle, où la 
propagande du groupe proclame d’autres califats, comme aux Philippines. «<em>
 Cette idéologie&nbsp;a toujours fonctionné avec&nbsp;la logique off-shore : avec 
la création d’une multitudes de «&nbsp;califats&nbsp;».&nbsp;C’est une idéologie qui 
s’aligne sur des règles du&nbsp;7e siècle&nbsp;mais&nbsp;qui agit dans une 
logique&nbsp;pragmatique&nbsp;et avec des outils&nbsp;du 21e siècle.&nbsp;Aujourd’hui, la 
communication de l’EI&nbsp;se fait&nbsp;notamment autour du nouveau califat à 
Marawi (Philippines). » </em></p>



<p>Pour la chercheuse, la force de l’EI 
réside dans la volonté de déconcentration de son action, et la liberté 
de manoeuvre dont disposent ceux qui ont fait allégeance au califat 
d’Abou Bakr al-Baghdadi.<em> « Il y&nbsp;a eu toujours&nbsp;une&nbsp;forme&nbsp;de 
décentralisation dans&nbsp;la&nbsp;gestion&nbsp;de l’EI notamment&nbsp;dans les périodes 
glorieuses de Raqqa et de Mossoul.&nbsp;C’est un point fort de ce groupe 
terroriste. Les leaders donnent&nbsp;les&nbsp;grandes lignes à 
respecter,&nbsp;laissant&nbsp;aux djihadistes&nbsp;une marge de manoeuvre. »</em></p>



<p><strong>Le spectre de l’Irak post-Saddam Hussein</strong></p>



<p>Si l’idéologie devrait encore largement 
se propager virtuellement, quel avenir au sol, en Syrie et Irak, pour 
les djihadistes survivants et les civils, une fois la coalition partie 
?&nbsp;<em>« Les choses vont empirer en Syrie.&nbsp;</em><em>Comme en Irak après 
l’invasion américaine en&nbsp;2003&nbsp;et&nbsp;même après&nbsp;le départ des troupes 
américaines&nbsp;en décembre 2011. Les&nbsp;conflits et tensions internes se sont 
intensifiés avec la montée en puissance&nbsp;des groupes et milices&nbsp;armés qui
 opèrent sur le terrain.&nbsp;D’ailleurs, l’Etat islamique en Irak a été crée
 dans ce contexte en 2006.&nbsp;Et l’État irakien&nbsp;a&nbsp;toujours du mal à 
s’affirmer.&nbsp;Dans le contexte syrien, je crains le pire. Le régime est 
largement&nbsp;contesté par la population syrienne. La fin&nbsp;de la mission&nbsp;de 
la coalition ne veut pas dire&nbsp;l’&nbsp;éradication de l’EI ni des 
autres&nbsp;groupes&nbsp;djihadistes qui partagent la même idéologie que l’EI&nbsp;</em><em>»</em>, poursuit la chercheuse.&nbsp;</p>



<p>Loin de régler le problème du terrorisme 
islamique, l’intervention armée de la coalition pourrait avoir l’effet 
inverse : renforcer la défiance vis-à-vis des occidentaux. <em>« Près de 
500 000 victimes de&nbsp;cette guerre,&nbsp;l’état de&nbsp;destruction&nbsp;de certaines 
régions du pays,&nbsp;le déchirement&nbsp;au sein de&nbsp;la population,&nbsp;&nbsp;plus de cinq 
millions de&nbsp;réfugiés syriens répartis dans le monde…&nbsp;Tout cela va 
renforcer la «&nbsp;haine de l’Occident&nbsp;» qui a&nbsp;toujours été un 
moteur&nbsp;mobilisateur dans les actes terroristes. »</em>, analyse-t-elle.</p>



<p>Depuis l’assaut sur Raqqa, les attaques 
djihadistes n’ont pas diminué dans le monde : le 14 octobre, une attaque
 au camion-piégé imputé au groupe Al-Shabab (affilié à Al-Qaida) a fait 
358 morts en Somalie. Le 31 octobre, un Ouzbek affilié à l’Etat 
Islamique a foncé sur la foule à Manhattan, faisant 8 morts et 11 
blessés. <em>«&nbsp;L’idée médiatisée des régimes syriens et américains de 
combattre le terrorisme, ce sont des enjeux géostratégiques et 
politiques. Quel est le bilan ? Cela a-t’il contribué à baisser le 
niveau du terrorisme ? En fin de compte, on n’a pas diminué les actes 
terroristes dans le monde. Il y a toujours un endroit où ils vont 
aller.&nbsp;»</em>, conclut Hasna Hussein.</p>



<p>* :<em> Hasna Hussein est&nbsp;chercheuse à l’université 
de Toulouse Jean-Jaurès. Elle est sociologue des médias et du genre, et 
travaille actuellement sur la propagande djihadiste et le 
contre-discours radical. Elle est également coordinatrice du projet européen sur la prévention de la radicalisation (PRACTICIES).</em></p>



<p><em><strong>Théo Gicquel</strong></em></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
