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	<title>presse &#8211; Prevanet</title>
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	<title>presse &#8211; Prevanet</title>
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	<item>
		<title>LES VEUVES NOIRES DE DAESH</title>
		<link>https://prevanet.fr/les-veuves-noires-de-daesh/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hasna]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Jan 2020 19:03:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[presse]]></category>
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					<description><![CDATA[Quoique touchant un groupe marginal, la féminisation du  radicalisme djihadiste violent est devenue un phénomène social.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Hasna Hussein</strong></p>



<p><em>Sociologue des médias et du genre, chercheuse associée au Centre  Émile Durkheim (Bordeaux), auteure du carnet de recherche  «&nbsp;Contre-discours radical&nbsp;»</em></p>



<p><strong>Les «&nbsp;veuves noires&nbsp;» de</strong> <strong>Daesh</strong></p>



<p><strong>Quoique touchant un groupe marginal, la féminisation du  radicalisme djihadiste violent est devenue un phénomène social.  L’engagement de jeunes femmes dans les rangs de l’organisation de l’État  islamique (EI ou Daech) n’a cessé de croître. Les profils sont divers&nbsp;:  toutes les catégories sociales, toutes les régions sont touchées, zones  urbaines denses comme villes moyennes. En France, on dénombre autour de  30% de femmes parmi les quelque 20500 personnes signalées dans le  Fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT).</strong></p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>QUELLE PRISE EN CHARGE POUR LES ENFANTS DE RETOUR DES ZONES IRAKO-SYRIENNES?</title>
		<link>https://prevanet.fr/quelle-prise-en-charge-pour-les-enfants-de-retour-des-zones-irako-syriennes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hasna]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Nov 2019 16:49:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[presse]]></category>
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					<description><![CDATA[Le dernier rapport du centre Soufan[1], publié en octobre 2017 et intitulé Beyond the caliphate[2] révèle que 2000 enfants de 9 à 15 ans ont été recrutés et formés par le groupe « Etat islamique » ou Daesh dans la zone irako-syrienne.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Article publié dans <a href="https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/07/09/il-est-necessaire-de-former-les-professionnels-pour-une-meilleure-prise-en-charge-des-enfants-revenant-d-irak-et-de-syrie_5328154_3232.html?xtmc=hasna_hussein&amp;xtcr=1">Le Monde&nbsp;&nbsp;le&nbsp;9&nbsp;juillet&nbsp;2018.</a> par <em><strong>Théo Gicquel</strong></em></p>



<p>Le dernier rapport du
centre Soufan<a href="https://cdradical.hypotheses.org/dans-les-medias#_ftn1">[1]</a>,
publié en octobre 2017 et intitulé <em>Beyond
the caliphate<a href="https://cdradical.hypotheses.org/dans-les-medias#_ftn2"><strong>[2]</strong></a></em>
révèle que 2000 enfants de 9 à 15 ans ont été recrutés et formés par le groupe
«&nbsp;Etat islamique&nbsp;» ou Daesh dans la zone irako-syrienne. Le document
estime le nombre de ressortissants français à 460, ce qui place la France à la
tête du classement des pays de provenance des enfants-soldats avant la Russie (350),
la Belgique (118) et les Pays-Bas (90). Selon les autorités françaises&nbsp;:
«&nbsp;Les deux tiers sont partis avec leurs parents, le tiers est composé
d’enfants nés sur place et ont donc moins de quatre ans&nbsp;». Ces mêmes autorités
parlent de 77 enfants de retour en France avec ou sans leurs mères ou parents. Comment
ces familles sont-elles prises en charge à leur retour&nbsp;? Existe-il un
dispositif spécifique proposé par les structures d’accueil?</p>



<p><em>Les
«&nbsp;lionceau du califat&nbsp;», symbole de régénération </em></p>



<p>Les enfants et les
adolescents constituent la première cible de la stratégie de recrutement de
Daesh, mais aussi un pilier de son projet politico-religieux. Ces derniers sont
en effet surreprésentés dans la propagande médiatique du groupe terroriste où
l’on voit garçons et filles, de tous âges confondus, tantôt souriants, tantôt
triomphants, tantôt menaçants dans ses supports magazines et vidéos. </p>



<p>Se pencher sur la place des
enfants de Daesh dans cette propagande permet de comprendre leur condition de
vie et leurs rôles dans ledit califat. L’image de l’enfant renvoie à la
symbolique du renouveau et de l’âge d’or largement investit par la propagande
de Daesh. Elle est le signe de la régénération, du «&nbsp;bonheur&nbsp;» et de
la «&nbsp;justice&nbsp;» après la flétrissure de régimes dictatoriaux et
sénescents dans le monde arabe. On voit des «&nbsp;lionceaux du califat&nbsp;»
de nationalités française, tchéchène, tunisienne, kurde ou américaine&nbsp;jouer,
courir ou sourire mais aussi combattre et commettre des atrocités. </p>



<p><em>Une
initiation précoce à la sauvagerie</em></p>



<p>Les enfants-soldats de
Daesh sont très précocement initiés aux codes et langages djihadiste parmi les
plus belliqueux&nbsp;: « tuer les mécréants&nbsp;(<em>kuffâr</em>)&nbsp;», « venger le sang des musulmans&nbsp;», «&nbsp;faire
une opération martyr&nbsp;», etc. Ce qui montre qu’ils ont reçu une
(re)socialisation djihadiste dès leur plus jeune âge. L’idéologie djihadiste
accorde une importance particulière à l’éducation des enfants afin de les
initier au combat. Ils sont ainsi obligés de suivre un double cursus à la fois
au sein des «&nbsp;écoles islamiques&nbsp;» où on leur inculque les préceptes
religieux dans leur conception la plus extrémiste et un «&nbsp;endurcissement
physique&nbsp;» (<em>dawra badaniyya</em>), à
l’instar de l’éducation des jeunesses hitlériennes, afin de les initier aux
règles de combat (<em>founoûn</em> <em>qitâliyya</em>) et militaire (‘<em>askariyya</em>). Ce genre de formation
s’effectue principalement dans des camps d’entraînement dédiés aux enfants et
jeunes garçons en Syrie ou en Iraq. Il s’agit d’un programme rigide comprenant
un ensemble de pratiques telles l’isolement, la récitation des chants rituels (<em>anasheed</em>) d’orientation guerrière,
l’interdiction de regarder la télévision ou d’écouter de la musique entraînant
une forme de désocialisation radicale chez ces enfants. Ce qu’ils subissent
s’apparente à un lavage de cerveau accompagné de manipulations mentales et
comportementales afin de les reconditionner à une vision apocalyptique et
décadente du monde du dehors. </p>



<p><em>Pour
une prise en charge adaptée</em></p>



<p>En conséquence, la prise en
charge de ces enfants doit prendre en considération plusieurs éléments notamment
l’âge, la durée de leur séjour dans la zone irako-syrienne ou dans des camps de
refugiés, l’engagement des familles ou des mères et des fratries. Or, les
retours sur le suivi de ces enfants en France montre que la spécificité de ces
enfants n’est pas suffisamment prise en compte. On les traite de la même façon
qu’un enfant victime de maltraitance ou de violence. Or, pendant ces processus
de (re)socialisation radicale au sein des familles engagées dans l’idéologie
djihadiste, ils ont intériorisé à un niveau plus ou moins important par rapport
à leur âge des normes et des valeurs radicales. Beaucoup ont été exposés à la
violence extrême. </p>



<p>En outre, cette
particularité ne se limite pas aux traumatismes liés à la guerre mais aussi à
d’autres formes de troubles psychosociaux liés à leur situation d’enfants
orphelins. Car la plupart de ces enfants ont perdu un des ou leurs parents,
voire même des proches dans le cadre d’une guerre mondiale contre le terrorisme
dans laquelle la France a joué un rôle important à travers sa participation à
la coalition. De ce fait, leur rapport à leur&nbsp;
pays d’origine est caractérisé par une soif de vengeance&nbsp;:
«&nbsp;Je veux rentrer en France pour me faire exploser et venger mon
père&nbsp;» dit un enfant de 11 ans originaire du nord de la France dans une
vidéo de propagande de Daesh<a href="https://cdradical.hypotheses.org/dans-les-medias#_ftn3">[3]</a>.
Il est important d’entreprendre un travail de déconstruction-reconstruction
dans le cadre d’un processus de sortie de la radicalisation violente. Un suivi
un psychosocial est très utile dans ce cas, à condition de partir d’un bon
diagnostic qui nécessite une bonne connaissance du vécu de ces enfants, sans
euphémiser la violence qu’ils ont vécu et dont ils sont porteurs. Car les
conséquences peuvent être néfastes sur les personnes accompagnées. Dans le
suivi proposé en France, on parle de traumatisme lié à une séparation avec la
mère, qui entretenait des relations «&nbsp;quasi-exclusive&nbsp;» avec
l’enfant. Or, on sait que les familles polygames de Daesh vivaient ensembles
dans grandes demeures (maison ou appartements dans le même immeuble). Dans ce
modèle de vie collective, les co-épouses ainsi que les esclaves sexuelles
participaient au même titre que la mère à élever les enfants. Les paradigmes
psychanalytiques doivent se confronter à la réalité sociale de ces familles.</p>



<p>Il est donc nécessaire de
former tous les professionnels qui sont en charge de suivi et d’accompagnement
des enfants spécifiquement à la connaissance des conditions de vie et les
mécanismes d’embrigadement utilisés par Daesh. Dans la même logique, il est
également important de sensibiliser les familles d’accueil à ces conditions de
vie antérieure et à la gestion des situations qui peuvent en découler. Cela
nécessite de prendre au sérieux la propagande de Daesh, de s’en servir comme
sources d’information, et de collationner une banque de donnée réunissant le
maximum de témoignages de première main sur les conditions de vie de ces jeunes
ex-soldats de retour du théâtre des opérations. </p>



<p>Hasna Hussein a publié deux
articles sur la thématique&nbsp;: </p>



<p>«&nbsp;‘Les lionceaux du
califat’&nbsp;: une analyse de la propagande djihadiste&nbsp;», Les cahiers
dynamiques, Revue professionnelle de la Protection Judiciaire de la Jeunesse,
N°72, 2017/2 et «&nbsp;De la nécessité de prendre en charge les mineurs en souffrance
et en danger&nbsp;», 21/06/2016. <a href="https://cdradical.hypotheses.org/203">https://cdradical.hypotheses.org/203</a> <br></p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<p><a href="https://cdradical.hypotheses.org/dans-les-medias#_ftnref1">[1]</a> <a href="http://thesoufancenter.org">http://thesoufancenter.org</a> </p>



<p><a href="https://cdradical.hypotheses.org/dans-les-medias#_ftnref2">[2]</a><a href="http://thesoufancenter.org/wp-content/uploads/2017/10/Beyond-the-Caliphate-Foreign-Fighters-and-the-Threat-of-Returnees-TSC-Report-October-2017.pdf">http://thesoufancenter.org/wp-content/uploads/2017/10/Beyond-the-Caliphate-Foreign-Fighters-and-the-Threat-of-Returnees-TSC-Report-October-2017.pdf</a></p>



<p><a href="https://cdradical.hypotheses.org/dans-les-medias#_ftnref3">[3]</a>&nbsp; Hasna
Hussein, «&nbsp;De la nécessité de prendre en charge les mineurs en souffrance
et en danger&nbsp;», 21/06/2016. <a href="https://cdradical.hypotheses.org/203">https://cdradical.hypotheses.org/203</a> </p>



<p><strong>APRÈS LA CHUTE DE RAQQA, LA FIN DE DAESH ?</strong></p>



<p>Entretien avec Hasna HUSSEIN publié le 13 novembre dans <a href="http://www.mondorient.com/2017/11/12/apres-la-chute-de-raqqa-la-fin-de-daesh/">Mondeorient</a>, propos recueillis par Théo Gicquel:</p>



<p><em>Après la libération le 18 octobre dernier de Raqqa, fief syrien de l</em>’<em>Organisation État islamique (OEI), le groupe djihadiste </em><em>est
 proche de disparaître&nbsp;en Syrie et en Irak. Pourtant, son idéologie est 
loin de péricliter, notamment par sa diffusion importante sur les 
réseaux sociaux.</em></p>



<p>Une ville fantôme, détruite, ravagée par 
les bombardements et les affrontements entre les djihadistes et les 
soldats de la coalition internationale. Un champ de ruines. Trois 
semaines après sa libération le 18 octobre, Raqqa, la capitale syrienne 
de l’Organisation État islamique , est un charnier à ciel ouvert, un 
mouroir que les rescapés cherchent à fuir. La défaite du groupe 
djihadiste, la reddition des 275 soldats du califat, et l’avancée 
décisive de la coalition menée par les Etats-Unis vers les derniers 
bastions des hommes au drapeau noir ont laissé Raqqa meurtrie et 
décimée. </p>



<p>Après Mossoul en Irak, le symbole de «&nbsp;Daesh&nbsp;» (acronyme arabe de l’OEI) en Syrie est tombé à son tour. Alors que l<a href="https://www.ladepeche.fr/article/2017/11/04/2678460-ei-pousse-derniers-retranchements-syrie-irak.html">’OEI ne contrôle plus que 6% de la Syrie et de l’Irak</a>
 (dans la vallée de l’Euphrate), les chefs d’État, dont Emmanuel Macron,
 s’accordent sur la fin prochaine de l’organisation djihadiste. Mais 
est-ce réellement le cas ?</p>



<p><strong>Une idéologie désormais virtuelle</strong></p>



<p>Pour Hasna Hussein*, chercheuse à l’université de Toulouse Jean-Jaurès, qui travaille sur la propagande djihadiste,&nbsp;<em>«
 nous avons gagné sur le terrain, mais nous avons échoué dans la 
conquête des esprits. C’est dans les espaces virtuels que cette 
idéologie opère le plus. Les réseaux sociaux représentent&nbsp;désormais&nbsp;le 
moyen&nbsp;ultime pour&nbsp;recruter de nouveaux sympathisants. »</em></p>



<p>Selon la chercheuse, l’idéologie 
djihadiste est désormais si diffuse sur internet que la disparition 
territoriale de Daesh ne signifie en rien sa fin. L’idéologie va se 
répandre. Seule solution : un «&nbsp;contre-discours&nbsp;»<em>.&nbsp;«&nbsp;Il faut une stratégie de communication&nbsp;avec
 des coopérations a l’échelle&nbsp;internationale&nbsp;afin de&nbsp;&nbsp;produire&nbsp;des 
discours alternatifs&nbsp;dans l’espace virtuel qui s’adresse au monde entier
 et notamment aux jeunes.&nbsp;»</em></p>



<p><strong>Une renaissance off-shore de l’EI</strong></p>



<p>Après la débâcle au Proche-Orient, 
l’Organisation État islamique pourrait donc renaître dans d’autres 
endroits du monde,&nbsp;hors de sa zone d’influence habituelle, où la 
propagande du groupe proclame d’autres califats, comme aux Philippines. «<em>
 Cette idéologie&nbsp;a toujours fonctionné avec&nbsp;la logique off-shore : avec 
la création d’une multitudes de «&nbsp;califats&nbsp;».&nbsp;C’est une idéologie qui 
s’aligne sur des règles du&nbsp;7e siècle&nbsp;mais&nbsp;qui agit dans une 
logique&nbsp;pragmatique&nbsp;et avec des outils&nbsp;du 21e siècle.&nbsp;Aujourd’hui, la 
communication de l’EI&nbsp;se fait&nbsp;notamment autour du nouveau califat à 
Marawi (Philippines). » </em></p>



<p>Pour la chercheuse, la force de l’EI 
réside dans la volonté de déconcentration de son action, et la liberté 
de manoeuvre dont disposent ceux qui ont fait allégeance au califat 
d’Abou Bakr al-Baghdadi.<em> « Il y&nbsp;a eu toujours&nbsp;une&nbsp;forme&nbsp;de 
décentralisation dans&nbsp;la&nbsp;gestion&nbsp;de l’EI notamment&nbsp;dans les périodes 
glorieuses de Raqqa et de Mossoul.&nbsp;C’est un point fort de ce groupe 
terroriste. Les leaders donnent&nbsp;les&nbsp;grandes lignes à 
respecter,&nbsp;laissant&nbsp;aux djihadistes&nbsp;une marge de manoeuvre. »</em></p>



<p><strong>Le spectre de l’Irak post-Saddam Hussein</strong></p>



<p>Si l’idéologie devrait encore largement 
se propager virtuellement, quel avenir au sol, en Syrie et Irak, pour 
les djihadistes survivants et les civils, une fois la coalition partie 
?&nbsp;<em>« Les choses vont empirer en Syrie.&nbsp;</em><em>Comme en Irak après 
l’invasion américaine en&nbsp;2003&nbsp;et&nbsp;même après&nbsp;le départ des troupes 
américaines&nbsp;en décembre 2011. Les&nbsp;conflits et tensions internes se sont 
intensifiés avec la montée en puissance&nbsp;des groupes et milices&nbsp;armés qui
 opèrent sur le terrain.&nbsp;D’ailleurs, l’Etat islamique en Irak a été crée
 dans ce contexte en 2006.&nbsp;Et l’État irakien&nbsp;a&nbsp;toujours du mal à 
s’affirmer.&nbsp;Dans le contexte syrien, je crains le pire. Le régime est 
largement&nbsp;contesté par la population syrienne. La fin&nbsp;de la mission&nbsp;de 
la coalition ne veut pas dire&nbsp;l’&nbsp;éradication de l’EI ni des 
autres&nbsp;groupes&nbsp;djihadistes qui partagent la même idéologie que l’EI&nbsp;</em><em>»</em>, poursuit la chercheuse.&nbsp;</p>



<p>Loin de régler le problème du terrorisme 
islamique, l’intervention armée de la coalition pourrait avoir l’effet 
inverse : renforcer la défiance vis-à-vis des occidentaux. <em>« Près de 
500 000 victimes de&nbsp;cette guerre,&nbsp;l’état de&nbsp;destruction&nbsp;de certaines 
régions du pays,&nbsp;le déchirement&nbsp;au sein de&nbsp;la population,&nbsp;&nbsp;plus de cinq 
millions de&nbsp;réfugiés syriens répartis dans le monde…&nbsp;Tout cela va 
renforcer la «&nbsp;haine de l’Occident&nbsp;» qui a&nbsp;toujours été un 
moteur&nbsp;mobilisateur dans les actes terroristes. »</em>, analyse-t-elle.</p>



<p>Depuis l’assaut sur Raqqa, les attaques 
djihadistes n’ont pas diminué dans le monde : le 14 octobre, une attaque
 au camion-piégé imputé au groupe Al-Shabab (affilié à Al-Qaida) a fait 
358 morts en Somalie. Le 31 octobre, un Ouzbek affilié à l’Etat 
Islamique a foncé sur la foule à Manhattan, faisant 8 morts et 11 
blessés. <em>«&nbsp;L’idée médiatisée des régimes syriens et américains de 
combattre le terrorisme, ce sont des enjeux géostratégiques et 
politiques. Quel est le bilan ? Cela a-t’il contribué à baisser le 
niveau du terrorisme ? En fin de compte, on n’a pas diminué les actes 
terroristes dans le monde. Il y a toujours un endroit où ils vont 
aller.&nbsp;»</em>, conclut Hasna Hussein.</p>



<p>* :<em> Hasna Hussein est&nbsp;chercheuse à l’université 
de Toulouse Jean-Jaurès. Elle est sociologue des médias et du genre, et 
travaille actuellement sur la propagande djihadiste et le 
contre-discours radical. Elle est également coordinatrice du projet européen sur la prévention de la radicalisation (PRACTICIES).</em></p>



<p><em><strong>Théo Gicquel</strong></em></p>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L&#8217;ISLAM RÉFORMISTE EN FRANCE : des débats numériques à l&#8217;espace socio-religieux</title>
		<link>https://prevanet.fr/comprendre-le-phenomene-de-radicalisation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hasna]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Jul 2019 12:20:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[presse]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
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			</item>
		<item>
		<title>VIOLENCES FAITES AUX FEMMES, le temps de l&#8217;action</title>
		<link>https://prevanet.fr/violences-faites-aux-femmes-le-temps-de-laction/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hasna]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Apr 2018 13:55:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[presse]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://prevanet.fr/?p=2846</guid>

					<description><![CDATA[Laetitia Franquet-Cezar https://www.la-croix.com/France/Violences-faites-femmes-temps-laction-2018-04-19-1200932988]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Laetitia Franquet-Cezar</strong></p>



<p><a href="https://www.la-croix.com/France/Violences-faites-femmes-temps-laction-2018-04-19-1200932988">https://www.la-croix.com/France/Violences-faites-femmes-temps-laction-2018-04-19-1200932988</a></p>
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